Voilà, je l'avoue, j'aime les machines à calculer.
Les types Odhner (et la Curta), sont au fond mes préférées, elles ont pour elles une certaine simplicité, une grande polyvalence et un côté pédagogique intéressant : c'est fou tout ce qu'on peut faire avec une mémoire d'entrée accessible chiffre par chiffre que l'on peut additionner ou soustraire à un totaliseur décalable ! Avec un peu d'algorithmique, multiplications, divisions, racines carrées, calcul binaire sont à portée de main !
Les machines à impression et leur ballet de cames et leviers ont leur charme aussi...outre les vaillantes additionneuses à levier, nous sommes, avec les célèbres Olivetti Divisumma 24 et autres machines 4 opérations à clavier 10 chiffres, du côté de l'ergonomie, aux origines de bien des besogneuses de bureau électroniques. Et techniquement, les engins de pointe que sont les Olivetti Logos 27 et Diehl Transmatic ont franchi les portes de la logique programmée
Et que dire des arrogantes machines à clavier complet, Monroe, Madas, Friden, Rheinmetall, ou encore les incroyables Marchant et leurs boîtes à 9 vitesses derrière chaque chiffre, des merveilles de vitesse et de fonctionnalités poussées avec tabulations et arrondis...
Sans oublier des machines à additionner bien plus modestes mais qui ont probablement rendu à leur échelle de grands services
...et toutes les autres, et tous les curieux métissages créés lors de cette époque héroïque !
Je les aime





