ico schneider europcUn PC avec un look à la Amiga pour un ordinateur à destination du grand public, L’EuroPC est une très jolie machine. La fabrication allemande rime avec qualité professionnelle. Ce n'était pas de la haute technologie pour joueur, mais la compatibilité PC avec Works livré en standard donnait accès à une machine peu puissante mais sérieuse.  Une chose était sûre : pour jouer, il valait mieux investir dans un Atari ou un Amiga.

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La division Ordinateurs de Schneider, sise à Türkheim près de Munich, a créé ce PC après avoir produit une adaptation des Amstrad CPC pour le marché allemand, se lance dans un compatible grand public. Clairement, l’approche est celle des Amiga 500 et Atari 520. Le choix du PC est logique, car il ne demande pas de grands efforts technologiques à déployer pour un constructeur qui n’a jusqu’alors produit que des Amstrad CPC sous licence.

 

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C’est dans ce contexte que l’Euro PC sera un XT des plus classiques. Malheureusement pour le grand public, le PC à l’époque de l’XT n’est pas encore une plate-forme très ludique. Peu de son, des manettes de jeu assez médiocre et une résolution graphique bien terne en CGA. Mais la logithèque existe et fait le pont avec le monde professionnel. Les décideurs du constructeur allemand ont dû se rendre à l’évidence. Un PC classique est la meilleure solution pour se placer sur le marché. Pas question d’être innovant. Mais en 1988, l’offre est prématurée. Il faut attendre encore quelques années pour disposer du trio 386/Soundblaster/VGA et avoir une plate-forme ludique crédible. En attendant, Schneider va se contenter de jouer les seconds couteaux. Quelques machines améliorées verront le jour jusqu’à la chute des prix du matériel, vers 1993, où il devient vraiment difficile de se positionner raisonnablement pour un petit constructeur européen.

 

Les évolutions de l’EuroPC

L'EuroPC-II dans la même caisse (1989) dispose de 768 Ko de RAM et d'un emplacement pour 8087.

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L'Euro-AT (1990) au format AT desktop qui se décline en trois variantes.

l'Euro-XT 8088 à 9,54 MHz qui dispose d'un mégaoctet de RAM et d'un affichage en CGA, soit 640x200 points, floppie SD et disque dur 20 Mo.

l'Euro-AT 80286 à 12 MHz (de source Siemens) qui dispose d'un mégaoctet de RAM et d'un affichage en EGA, soit 640x400 points, emplacement 80287, floppie HD et disque dur 40 Mo.

l'Euro-SX 80386sx à 16 ou 20 MHz qui dispose d'un mégaoctet de RAM et d'un affichage en EGA, soit 640x400 points, emplacement 80387, floppie HD et disque dur 40 Mo.

Notons que les AT disposent aussi de la haute résolution Schneider qui autorise les modes non standards : 640x350, 640x480, 752x420 et 800x600 en 16 ou 64 couleurs. Ce sont des modes courants à l'époque mais souvent incompatibles entre marques et rarement utilisés par les applications DOS.

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Interrogations

Dual Data semble être une terminologie dévolue aux machines présentes sur le marché français. Pourquoi ?

 

Première acquisition : mars 1999
Généreux donateur : anonyme

Constructeur : Schneider
Modèle : Dual Data EuroPC
Année/Prix : 1988 (10/1989 en France) / 1800 DM, 4990F (Hercules) et 5990F (couleur)

CPU : 8088-2 réglable dans le BIOS à 4.77 MHz, 7.15 MHz ou 9.54 MHz.
RAM/ROM : 512 Ko extensibles à 640 Ko avec une carte d’extension / 32 Ko (BIOS avec setup)
Graphisme : Hercules 720 × 348 monochorme et CGA (Color Graphic Adapter) avec 16 Ko de RAM pour afficher quatre couleurs choisies dans une palette de seize. La résolution maximale était de 320 x 200 points. On pouvait atteindre une résolution maximale de 640*200 en 2 couleurs. Texte de 40x25 et 80 x 25. Moniteur 12 pouces ambe MM12 ou couleur 14 pouces CM14.
Mémoire de masse : 1 floppie interne 720 Ko 3’’1/2, système Microsoft MS-DOS 3.3 et intégré Microsoft Works 1.0.
Port : interne pour adaptateur ISA pour une carte ISA 8 bits courte, alimentation, souris, COM1, LPT1, disque dur externe, floppie externe, vidéo Hercules/CGA, alimentation
Dimensions : 84,5 x 22,0 x 6,5 cm / 2.6 kg, alimentation externe
Périphériques : floppie externe 5’’1/4 (FD360) ou 3’’1/2 (FD720), disque dur externe 20 Mo (HD20)

 

Carte-mère

C'est une construction très compacte, soignée mais limitée au niveau des extensions possibles.

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En haut, les connecteurs en tout genre, à droite le connecteur floppie, juste au-dessus des banques de RAM. A gauche, le port ISA. En bas, le connecteur clavier à côté du buzzer.

 

Alimentation

Externe : europc alim cablage

 

 

Joystick sur Euro PC

L’Euro PC est doté d’un port souris série DB9 compatible Microsoft. Dans le SETUP, un joystick numérique peut être déclaré pour être connecté à ce port.
Malheureusement, un joystick PC standard de cette époque était analogique, avec un connecteur DB15. Seuls quelques rares jeux tardifs pourront profiter d’un joystick de ce type (Atari). Sinon, c’est une carte Joystick ISA qu’il faut placer dans le slot d’extension interne.

Raccourcis clavier

Certains sont du pur MS-DOS, d’autres sont spécifiques à l’EuroPC.

Redémarrage du système : [CTRL] + [ALT] + [DEL] Si ces trois boutons sont enfoncés simultanément, le système redémarre.
Réinitialisation matérielle : [CTRL] + [ALT] + [BACKSPACE]
Accès setup au boot : [CTRL] + [ALT] + [ESC]
Pour annuler un programme en cours d’exécution : [CTRL] + [C]
Suspendre temporairement l'écran : [CTRL] + [S]
Impression du contenu de l'écran : [SHIFT] + [PRTSC]
Redirection de l'affichage de l'écran vers l’imprimante : [CTRL] + [P]
Passage au jeu de caractères ASCII : [CTRL] + [ALT] + [F1]
Revenez au jeu de caractères par défaut : [CTRL] + (ALT] + [F2]
Commutation de la fréquence d'horloge: [CTRL] + [ALT] + [-], [CTRL] + [Al T] + [+]
La fréquence d'horloge préréglée de l'EUROPC peut être réglée sur 4,77, 7.16 ou 9.54 MHz avec ces combinaisons de touches.
Changement du floppy avec un BIOS version 2.04 ou plus : [CTRL] + [AL T] + [4] et [CTRL] + [AL T] + [6]

 

Yohan se souvient :

"Il y avait un lecteur 5’’1/4 externe qui était vendu conjointement à l'époque. La machine ne supportait guère plus qu'un disque dur de 10 Mo (dû à MS-DOS 3.30 d'une part). Le disque dur externe était très cher et j'aurais bien voulu en avoir un à l’époque !
Il y avait la possibilité d'ajouter une carte joystick sous la machine, en enlevant un tiroir sous la machine côté gauche. »

 

Christophe nous précise :

« Il y a une petite erreur sur la capacité du disque dur de 10 Mo. Ce dernier était externe et vendu séparément. Il faisait 20 Mo et un bruit de turbine d'avion. Ce PC a été mon premier et je l'ai gardé très longtemps. J’en ai un parfait souvenir. J'ai d'abord acheté le lecteur 5 pouces 1/4 externe, puis le disque dur de 20 Mo. Enfin, pour pouvoir faire fonctionner le jeu Ultima 6 qui nécessitait 640 Ko de mémoire vive, j'ai acheté une carte d'extension mémoire.
Concernant la possibilité d'ajouter une carte joystick sous la machine en enlevant un « tiroir » sous la machine côté gauche, je pense qu'il s'agit aussi d'une erreur. C’est un port d'extension mémoire permettant de rajouter une carte de 128 Ko.

Le port d'extension est un port ISA. Je me souviens particulièrement bien de ce port, car j'ai dû attendre 6 mois avant de l'obtenir. Pendant ces 6 mois, je connaissais la doc d'Ultima 6 par cœur et j'étais devenu expert en optimisation mémoire conventionnelle via config.sys et autoexec.bat : à chaque progrès, je pouvais voir 2 ou 3 secondes de plus de l'introduction du jeu ! »

 

 

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Légitimement germanique et glânée sur le web.

"Wachablösung : Schneider EuroPC Weltstandard MS-DOS un mehr." pour Changement de cap : Schneider EuroPC au standard mondial MS-DOS et plus.

 

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