La collection est une part essentielle de l'activité de Silicium. La grande bibliothèque regroupe des milliers de titres, des centaines de machines et tout l'univers qui s'y rattache. Le travail d’organisation, de gestion et de maintenance de ce patrimoine est immense.

Dans les profondeurs des travées du célèbre bunker perdu, nous pouvons puisez toute la matière de notre expertise sur les machine anciennes, le jeu vidéo et l'informatique la plus obscure. C’est ainsi que nos spécialistes agrémentent nos expositions, conférences ou études.

listings

 

Découvrez quelques images du bunker, d'avant le grand projet Bunker 2.0.

Feuilletez le catalogue en cours de reconstruction.

N’hésitez pas à apporter votre aide et vos témoignages pour sa recréation.

 

stock2011rayons

 

 

rockwell aim65Les " Single Board Computer " ou SBC sont des grands classiques de l'apprentissage de l'assembleur des années 70. On les baptise volontiers " cartes d'apprentissage " en français. Jusqu'au milieu des années 80, ils ont été le support à l'apprentissage du langage machine de tel ou tel processeur. Intel, Motorola ou Texas furent les premiers à proposer des kits à même de permettre la découverte du langage dédié à leur processeur.

 

Le célèbre catalogue des machines Silicium sera bientôt remis en place. Nous savons l'intérêt que les surfeurs lui portent et nous nous activons pour remettre cela en ligne.

Pour plus d'organisation, le catalogue est basé sur des grandes familles.

 

cata usUS

À tout seigneur, tout honneur, les Amériques ont toujours été le grand pays créateur.

Les trois grands ont leur propre chapitre, cette section regroupe les autres.

 

catatariAtari

Le précurseur des jeux vidéo, à défaut d'en être le créateur.

Atari a réalisé de nombreux ordinateurs familiaux, en 8 et 16 bits.

 

catacbmCommodore

Comme Atari, Commodore est l'autre grand de la micro-informatique.

La célèbre pyramide PET puis les Vic 20, C64 et Amiga.

 

cata aplApple

La marque la plus célèbre, dont l'histoire a souvent été contée.

Un voyage de l'Apple 2  au Macintosh, en passant par l'avant-gardiste Lisa.

 

cata ukUK

Les machines les plus populaires proviennent du Royaume-Uni.

L'autre grand de la micro-informatique a été fécond et original,

même si les marques n'ont pas souvent tenu la durée.

cata fFrance

Notre cher pays a mine de rien été fécond en machines.

On retient surtout l'aventure Thomson qui s'est finie en eau de boudin.

D'autres constructeurs ont réalisé quelques machines sympathiques.

cata russeRussie et pays frères

La micro-informatique communiste est rare.

Elle est faite de copies de machines à succès, Apple 2, Spectrum et CPC.

Le style fait souvent " bricolosky", mais l'originalité est sans pareil.

cata staStations

Nous avons peu de stations de travail, mais qui prennent beaucoup de place.

Certaines machines très exotiques méritent une place dans ce catalogue.

Nous les présentons brièvement.

cata msxMSX

Autre standard, autre vocation. Microsoft est là pour normaliser les ordinateurs familiaux.

L'interopérabilité est maximale. La quantité de machines produites est phénoménale.

On en trouve au Japon, mais aussi au Brésil, en Hollande... et pas aux USA.

cata pcIBM et compatibles

Ce ne sont pas les ordinateurs les plus folichons, mais on se devait d'en parler.

Outre IBM, les grandes marques sont présentes,

Compaq, le pionnier, mais aussi Goupil le défunt français.

cata cpmCP/M

Le premier standard a permis la naissance d'un grand nombre de machines.

Cette épopée date des débuts de la micro-informatique et

a survécu tout au long de la génération 8bits.

cata calcCalculatrices et Pockets

Les calculettes programmables, Hewlett-Packard et Texas Instruments,

les Pockets en BASIC, Sharp et Casio, méritent une place au soleil,

car ce sont de vrais ordinateurs.

cata pdaPortables

Le croissement entre calculettes programmables et ordinateurs a rapidement

donné naissance aux portables. Certains sont proches des calculettes, d'autres

des ordinateurs.

cata divDivers

Les machines inclassables sont innombrables.

Nous les avons rassemblées dans cette section à ne pas manquer.

 

 

 

 

cata consConsoles de jeu

À la marge, le caractère ludique des jeux vidéo nous plait.

Nous vous présentons les principales machines ainsi que quelques raretés folkloriques.

 

cata pongPong

Il y  en a tellement que nous leur avons fait une nouvelles catégorie rien que pour eux.

Il est vrai que leur intérêt est purement cosmétique.

Le jeu se résume en général à de simples variations.

 

cata conspConsoles de jeu portables

Il y en a beaucoup et elles sont souvent très sympathiques.

Découvrez les grandes classiques, depuis la Microvision jusqu'aux récentes Nintendo

 

 

 

En attendant, nous vous invitons à apprécier quelques-uns des fleurons de notre bunker.

 

 ico a1wsxico aliceico cd32ico cp400ico famicomico sord is11cico tandata td1000ico mo6ico sord m5ico junior computerico odyssey500ico pippinico sgi iris 4dico altos580ico colecovisionico mupidico hp21ico ibm pc jrico mlf80ico pce ltico link480zico wavy70ico max20eico samdoico mz80aico intvico newton130ico hp97

 

Silicium conserve jalousement son patrimoine. Seuls les privilégiés peuvent accéder à notre espace et de nombreux curieux aimeraient le visiter. Afin de satisfaire quelque peu la curiosité du plus  grand nombre, nous vous proposons ici quelques photos de notre espace. 20 ans de collecte, de nombreux dons de partout en France nous a conduit en 2007 à aménager un stock de plus de 200 m².

Dans cet espace, nous avons organisé des grands rayonnages sur 4 mètres de haut et répartis sur quatres artères. Nous disposons ainsi de plus de 100 mètres linéaire pour stocker la collection. Certaines pièces particulièrement lourdes trouvent malgré tout leur place sur des étagères larges d'un mètre. Chaque zone accueille un espace  à l'image du classement des grandes familles du catalogue.

 

La quinzaine de bornes d'arcade est répartie autour de la zone salon. Cet espace convivial agrémente les réunions et permet le stockage d'urgence.

La zone tampon nous permet de trier, d'accueillir les matériels. C'est là que nous préparerons les expos, grâce à  un mobilier adapté de 10 mètres. Cela s'avère parfois juste pour les grandes préparations !

 sili bunker atelier sili bunker bacs

 

Et enfin, la zone labo permet quelques opérations et tests simples. Le tout est inventorié informatiquement sur Sinclair Spectrum ou Goupil G3 suivant l'humeur. Alarmes, chiens-loups et protocole de communication IP à base de pigeons voyageurs (redondants, pour éviter les chasseurs) sécurisent les lieux.

 

sili bunker tete

Quelques manutentionnaires heureux et la tête de gondole dédiée à une partie des livres

 

En 2007, nous déménageames. Cette vaste opération s'est accompagné d'un rafraichissement du local.

 

sili bunker 2007

Ce fut très rapidement suivi par l'arrivée de palettes remplies de vieilles machines. Nous ne déplorames que très peu de casse. Mais un tas central gigantesque nous a vite fait comprendre l'ampleur du rangement.

sili bunker 2007 2

 

Au final, la pyramide de PETs nous protegera.

sili bunker pets

Sous-catégories

En des temps immémoriaux, les calculatrices et les ordinateurs de poche demandaient d'en avoir de larges et solides, à même de supporter des engins franchement surdimensionnés. Cependant, nous avons décidé de regrouper ici de nombreuses machines, de la TI-30 au PC-1600 pour reprendre deux exemples proposé par un Kamarade éclairé.

Les ordinateurs portables, sont par définition, de taille modeste. Ce sont souvent leurs fonctionnalités qui sont réduites à la plus simple expression. Mais dès qu'ils apprirent à parler BASIC, le spectre du possible s'est ouvert aux yeux ébahis d'une génération  de geek qui ne se nommaient pas encore ainsi.

C'est tout une époque, initiée avec la Magnavox Odyssey en 1972, transformée avec l'Atari Pong et multipliée à l'infini ou presque par les Pong-On-A-Chip jusqu'à une crise salutaire en 1979 qui a éliminé des consoles franchement obsessionnelles et limitées.

SIlicium les aime pour leur design et leur profusion. Le public qui nous rend visite sur les salons apprécie aussi la simplicité intuitive d'un jeu instinctif de quelques minutes.

 

 

Les consoles de jeu vidéo ne représentent pas le plus grand volume, mais leur intérêt est majeur. Elle appuie le jeu vidéo dans sa forme la plus primitive. Elles sont le support incontournable de nos nombreuses expositions. Choyons-les pour qu'elles soient au moins éternelles.

Les ordinateurs français sont beaux. Tous nos constructeurs appartiennent désormais au passé et nous nous devons de recueillir le maximum d'informations, de témoignages et d'artefact de cette gloire nationale qui fut tant malmenée.

Tous les ordinateurs américains, et ils sont nombreux !

Toute la firme de Cupertino depuis 1976

Gli calcolatrici e computer italiani

 

olivetti francobollo 2008

olivetti francobollo 1986

Le célèbre constructeur de la première heure, du PET à l'Amiga, en passant par l'incontournable Commodore 64

La célèbre marque du distributeur américain Radio Shack. c'est en 1977 que la décision est prise pour proposer une machine au grand public, vendue à travers les nombreuses boutiques de la marque. Le succès sera immédiat et le public adoptera ensuite les nombreuses évolutions de ces machines familiales ou professionnelles à destination des petites entreprises.

La célèbre norme pour ordinateurs familiaux entre le japonais ASCII et l'américain Microsoft, fournisseur officiel du MSX Basic.

Le célèbre constructeur texan qui fusionna avec Hewlett-Packard. On lui doit des compatibles PC meilleurs que les IBM.

Cette catégorie présente les machines qui n'entrent dans aucune autre : pas de standard et créées dans des pays exotiques pour des usages parfois improbables... Amateurs de perles rares, cette catégorie est faite pour vous.

CP/M

Control Program/Monitor, édité par Digital Research Inc. est l'ancêtre du trop célèbre MS-DOS. C'est la première norme indépendante des constructeurs. Triste à souhait diront certains, ce système ne connaissait pas trop le graphisme ni les jeux. La production logicielle professionnelle est importante. Quasiment tous les langages furent disponibles sous CP/M. Le portage entre machines était assez aisé. Les premiers grands logiciels bureautiques viennent de CP/M : le traitement de textes Wordstar et la base de données dBase II sont les exemples de cette réussite.
Dans cette section, on trouve beaucoup de machines originales. Nous en avons peu, toutes se sont échappées de la poubelle. Mais il y a de moins en moins de cépéhème dans les poubelles. Dommage. Vous trouverez d'autres machines qui supportent CP/M, comme l'Apple 2 grâce à une carte additionnelle. Il est ainsi réputé être le représentant le plus important de cette famille. On peut aussi citer le Commodore 128 ou l'Amstrad 6128.

Les caractéristiques de CP/M sont souvent :

  • Processeur Intel 8080 puis plus généralement le Zilog Z80,
  • RAM environ 64 ko, soit l'espace adressable par le Z80,
  • Un ou deux floppies, parfois des disques durs,
  • Affichage texte de 80 colonnes et 25 lignes.

 

 

DRI : Histoire d'un pionnier

À la découverte du microprocesseur

Lorsque la toute jeune société Intel sort le premier microprocesseur, le 4004, aucune application concrète ne l'utilise. Il faut trouver des visionnaires pour en faire quelque chose d'exploitable, pour donner naissance à la micro-informatique.
Gary Kildall (1942-1994) est l'un d'eux. Lorsqu'il découvre fin 1971 dans le magazine Electronic News, une publicité vantant les mérites de l'Intel 4004, il comprend qu'il peut créer un système de calcul simple. La tâche est complexe, ce processeur 4 bits est fort peu puissant. Persévérant, Gary contacte Intel jusqu'à devenir consultant pour eux. Le 1er avril 1972, le nouveau 8008 est prêt. Gary conçoit et réalise un langage de simulation sur gros système adapté au 8008. Le PL/M (Program Language/ Microprocessor) lui permet de créer plus rapidement des programmes pour ce processeur. Intel lui prête même une machine Intellec-8 pour faire ses tests.

Intergalactic Digital Research

L'évolution est rapide. Le 8080 sort deux ans après le 8008. Il est dix fois plus puissant. Pour tirer pleine puissance de ce nouveau processeur, il faut réaliser un système disposant d'un stockage adapté. Les cartes magnétiques sont franchement peu performantes. À cette époque IBM travaille sur les premiers disques magnétiques. Gary contacte Alan Shugart qui conçoit des systèmes de sauvegardes avec des disquettes souples. Grâce à un ami électronicien, John Torode, Gary va disposer du premier micro-ordinateur avec lecteur de disquettes 8 pouces.
En parallèle, Gary décide d'utiliser son micro-ordinateur pour créer une machine dédiée à l'étude d'horoscopes. Espérant vendre son Astrology Machine, Gary crée tous les outils nécessaires à un système moderne, assembleur, éditeur, débogueur… Ce projet sera un flop.
L'Intellec-8 avec lecteur de disquettes et les outils créés pour l'Astrology Machine forment un système complet et intéressant. Gary les propose à Intel. Bob Noyce, PDG, refuse. Les micro-ordinateurs ne sont pas leur axe de développement. Intel préfère développer l'électronique embarquée, plutôt que l'informatique grand public.
Fin 1974, il fonde alors une société pour exploiter ses réalisations, Intergalactic Digital Research. Il baptise son système d'exploitation CP/M pour Control Program / Monitor (ou Microcomputers, selon certaines sources)
Il va vendre le système sous licence à de nombreux constructeurs. En 1977, c'est à bas prix que Gary va proposer son logiciel à IMSAI, le célèbre concurrent d'Altair. Cette machine à succès va permettre au CP/M d'être largement diffusé. Les affaires marchent fort. Il est temps de faire sérieux et d'abandonner l'Intergalactic au vide sidéral. Digital Research Inc. (DRI) se développe exponentiellement.

CP/M : premier système multiplate-forme

CP/M va faire des émules, Gary va l'améliorer. Toujours en avance, il conçoit de rendre indépendant le système du matériel, grâce à une couche réduite de gestion des entrées sorties, le BIOS (Basic Input/Output). Ce concept permet d'assurer un portage rapide de CP/M sur des systèmes hétérogènes. La grande majorité des systèmes à base de 8080 aura une version. Le prix est bas, aux alentours de $70.
En 1979, les versions 2.0 puis 2.2 sortent. Les ordinateurs les plus diffusés n'y échapperont pas. En 1980, c'est même au tour de l'Apple II. Grâce à la Softcard, basée sur un Zilog Z80, Microsoft diffuse CP/M sous licence à plus de 200000 exemplaires. Le succès est total.
Ce ne sera qu'en 1982 que la version 3.0 sort. Appelée aussi CP/M Plus, elle arrive trop tard, un an après le PC. Les ordinateurs les plus célèbres qui l'emploient sont les Amstrad CPC et PCW, ainsi que le Commodore 128.

Un DOS pour l'IBM PC

En 1980, IBM s'intéresse enfin aux micro-ordinateurs. Le CP/M est le système présagé pour équiper son futur Personal Computer (PC). Mais DRI rate le contrat à cause de malentendus. IBM se tourne alors vers Microsoft. Ce dernier propose le QDOS (Quick & Dirty Operating System) d'un inconnu, Tim Paterson. Il s'agit d'un clone de CP/M, écrit pour le processeur 16 bits d'Intel, le 8086, sorti en juin 1978. Le MS-DOS assurera le succès à Microsoft. DRI perd à cette époque sa position dominante sur le marché, malgré l'introduction de nouveaux produits, MP/M le CP/M multi-utilisateurs, Concurrent CP/M le multitâche et Concurrent DOS, un DOS multiapplicatif.
Gary continue. Il crée pour son fils le DR-Logo, langage à la mode au début des années 80. DRI planche sur une interface graphique, comme celle du Macintosh. GEM (Graphical Environment Interface) est présenté au COMDEX en novembre 1983 et vendu dès le printemps. Trop ressemblant au MacOS, il sera modifié en conséquence. On rêve, sachant que les concepts incriminés, comme la poubelle, ont déjà été pompés chez Xerox.
GEM a quand même été largement diffusé, sur PC notamment avec le produit de PAO Ventura Publisher de Xerox. Les Amstrad PC et les Atari ST ont eu droit à leur version. Malheureusement, GEM n'a su évoluer, DRI était devenue pachydermique, ne sachant répondre aux souhaits des utilisateurs. Le marketing et la diffusion ne soutiendront pas assez le produit. Microsoft sort son Windows au printemps 1985 qui engloutit vite GEM. En 1990, les affaires vont mal et Gary vendra à Novell, alors en appétit. Gary Kildall se retire et meurt accidentellement en 1994 d'une hémorragie cérébrale. Une page est écrite.

À lire

Un livre très sérieux sur CP/M écrit par David E. Cortesi, "Inside CP/M", publié vers 1983 et trouvable en PDF sur la toile.

 

Quelques machines du grand magasin Silicium (étab. 1989)

Altos 580
Bull Questar M
Epson PX-4
Epson PX-8
Goupil G3
HBN Le Guépard
IMS 8000
ISTC 5000
ITT 3030
Léanord Sil'z II
Léanord Sil'z III
Léanord Sil'z 4
Nec PC-8401BD
Oki F800 mod.50
Osborne 1
Sanco 8000
Sanyo MBC-1152

Le ROYAUMME-UNI

 
Les grands-bretons forment une particularité informatique régionale, un peu comme la France, mais en plus fécond . A mi-chemin entre les États-Unis et le continent, on retiendra surtout le coté populaire que ces constructeurs ont développé. Sinclair, Oric et Amstrad, sont mondialement connus. Il n'y a bien sûr plus rien maintenant, toute cette énergie a disparu.

A retenir, le Sinclair ZX81, qui était vendu à l'aube des années 80, à un prix défiant toute concurrence. Acorn avec son BBC fut choisi comme support par l'état pour donner les cours d'informatique à la télévision. Amstrad ensuite, a vendu environ deux millions et demi de CPC 464, en visant toujours le peuple. Même les libéraux font dans le popu.