ico kim 1Certains prétendent que KIM-1 est l’acronyme de Keyboard Input Monitor et 1 parce que c’est le premier.
Il y a surement du vrai dans cette assertion.

 

 

 

cbm mos logo

Au début des années 70, MOS Technologies est une petite société de conception électronique. Chuck Peddle conçoit son premier microprocesseur, le 6500, en s’inspirant très fortement du Motorola 6800. Il connaissait bien ce dernier, il faisait partie de l’équipe de conception mais quitta Motorola en 1974. Le processeur 6500 se veut être simple et surtout le plus abordable possible, 25 dollars face aux 200 du 6800. Toujours dans l'esprit "bas prix", un kit d’initiation est logiquement construit pour permettre la découverte de ce nouveau circuit intégré. Ce serait le premier du genre.

La trop proche ressemblance du 6501 avec le 6800 contraint MOS de revoir son processeur et le transforme en 6502 en 1975. Le 6502 ne sera plus pine à pine compatible.

Pour illustrer son utilisation et permettre l’apprentissage de son langage, MOS propose le KIM-1 pour 250$. Son prix est imbattable et les hobbyistes ont tôt fait de l’adopter. Des extensions sont rapidement ajoutées, Moniteur de contrôle, clavier alphanumérique ainsi que l’incontournable TinyBASIC.
Très peu de temps après la sortie du KIM-1, MOS Technologies est racheté par Commodore. Logiquement, Chuck Peddle se met à concevoir une version étendue du KIM-1, qui donnera lieu au célèbre micro-ordinateur PET 2001.

 

Poursuivez votre surf avec un petit panorama sur les Single Board Computer.

 

kim 1 

 

 

Première acquisition: Janvier 2017
Généreux donateur: Bertrand P.

Constructeur : Commodore
Modèle : KIM-1
Année/Prix : avril 1976 (1978 en France) / $ 250 (1600F en France en 1979)

CPU : MOS 6502 à 1 MHz
RAM/ROM : 1 Ko (et 230 octets dans les MCS6530.) extensible par des cartes tierces / 2 Ko
Graphisme : 6 chiffres par led 7 segments
Mémoire de Masse : sans. Une sauvegarde externe à cassette est possible avec une interface
Ports : 2 ports "bord de carte"

 

 

 

kim 1 gros plan

Que trouve-t-on dans un KIM-1 ?


Pas grand-chose. L’ordinateur se résume à une simple carte électronique auquel il faut rajouter à minima une alimentation. La carte contient principalement le CPU MCS6502, et deux pilotes d’interface périphérique et mémoire MCS6530. Chaque MCS6530 disposent d’une ROM programmable de 1024 x 8 bits et d’une RAM de 64 x 8 bits, deux ports 8 bits bidirectionnels ainsi qu’un timer programmable.
La RAM dispose d’environ "1 K BYTE RAM" comme l’affirme la brochure publicitaire. Il y a très exactement 1152 octets, obtenus avec les 8 RAM statiques 6102 de 1024 x 1 bit et deux banques RAM de 64 octets intégré dans chacun des MCS6530.
L’affichage s’opère dans une ambiance calculatrice avec 6 blocs de LED à 7 segments. Le clavier fait 24 touches.
Pour finir, la communication avec l’extérieur se fait grâce à deux ports en bord de circuit qui permettent, l’alimentation de la carte, les liaisons en série vers d’éventuels clavier et moniteur ou imprimantes, ainsi que pour une interface de sauvegarde, généralement sur cassette audio.

Le 2048 octets de ROM des deux 6530 permet un bootstrap baptisé TIM pour Terminal Interface Monitor pour gérer l’affichage, le clavier et une éventuelle unité de sauvegarde. Cela parait trivial, mais grâce à ce dispositif, le KIM est directement exploitable à l’allumage. On peut saisir ou charger son petit programme. On retrouvera cette souplesse dans toutes les cartes d’initiation qui vont copier KIM. Elle semble ésotérique aujourd’hui, elles étaient presque ergonomique à l’époque. Le KIM était une machine prête pour le futur.

 

Comment que ca marche-t-il ?

Trop simple. On cause en hexa, on ordonne en langage machine.

Les quatre chiffre de gauche donne l'adresse mémoire : théoriquement de 0000 à FFFF avec les 64 Ko que peut adresser le proxo. Mais on a qu'un 1 Ko à disposition. C'est amplement suffisant vu l'ergonomie laborieuse du KIM. On tape sur le bouton AD, on saisit l'adresse qui s'affiche puis DA pour la valeur en deux chiffres. + permet de saisir la valeur de la case mémoire suivante. Une fois qu'on a tout bien saisi on fait GO et on s'émerveille de la puissance du microprocesseur. En général, le premier programme est une incrementation. On l'arrete avec ST pour STop.

C'est pour cela que les acheteurs les plus motivés achetaient rapidement, interface cassette, extension mémoire, clavier, basic et interface video. ils obtenaient un véritable micro-ordinateur.

 

Extensions ?

En général, le chef bidouilleur electronicien allait de réalisations de sa conception. Mais le succès aidant, quelques cartes ont vu le jour. D'abord par Commodore, puis par des tiers inspirés.

Commodore va proposer :

  • KIM-3: carte RAM de 8 Ko de mémoire
  • KIM-4: une belle carte d'extension pour 6 cartes (au format S100)
  • KIM-5: Un choutte assembleur Assembleur/Editeur
  • KIM-6 : Une carte de prototypage pour les véritables créateurs

 

  • Micro Technology Unlimited  K-1008 Visable Memory : carte RAM 8 Ko
  • Micro Technology Unlimited K-1016 et K-1032  Memory Expansion Board : cartes RAM 16 et 32 Ko
  • Micro Technology Unlimited  K-1016 PROMP/IO Board : carte ROM 16 Ko et ports série

 

  • PolyMorphic VTI : indispensable, pour brancher un moniteur
  • Wameco EPM-2: une carte complète, EPROM pour piloter vidéo et clavier, gérer l'interface cassette et 16 Ko de ROM et 32 Ko de RAM. Le luxe.

 

Pub parue dans Byte en 1976

kim 1 pub byte

 

 

 

Le Kim-1 Sung, un ordinateur populaire fort peu connu ordinateur


Nous remercions notre généreux donateur Bertrand P. pour ce morceau d’histoire qui recèle bien des aspects étranges.
Certains prétendent que c’est le grand leader Kim Jong-il qui l’a conçu lors d’un songe d’une nuit d’hiver particulièrement froide.
D’autres ajoutent qu’il a créé cet ordinateur pour faire le portrait de son père Kim-il Sung. L’emplacement des composants évoque sans aucun doute possible son portrait criant de vie, alors que le but du calculateur KIM-1 Sung était d’amener au plus haut des missiles balistiques parfois chancelants mais défiants toujours l'occident décadent.
Un fait est totalement avéré. Cette machine est l'épure de l'ordinateur ultime, dépourvu de tout le confort bourgeois. Pas de carcasse superflue ou de langage dépravé. Un clavier et un affichage réduit à leur plus simple expression suffisent. Inutile d'avoir trop de mémoire. Il suffit de répondre aux instructions.


Malgré ces preuves flagrantes, Les suppôts de l’impérialisme capitaliste affirment leur post-vérité et prétendent que KIM n'a rien fait qu’à copié le savoir-faire américain. Nous laisserons le lecteur seul juge.

 


L'ordinateur KIM-1 Sung dans son emballage d'origine
avec son certificat de production.kim 1

Go to Top