ico zx80Le premier micro-ordinateur de Sir Clive est le ZX80. C'est l'ébauche du ZX81, dont la blancheur et la bosse font la grosse différence.

 

 

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Après la création de la carte d’apprentissage Science of Cambridge Mk 14, Sinclair choisit de concevoir un ordinateur destiné au grand public en adoptant une sortie vidéo sur téléviseur, un clavier alphanumérique et le langage Basic.
Construit à moins de 100 000 exemplaires, alors que son successeur le fut à plusieurs millions, le ZX80 était déjà le système le plus économique du monde, vendu monté ou en kit. Son nom serait issu de Z80 (son processeur) et de X pour l’ingrédient mystère.
Jim Westwood (ingénieur en chef de Science of Cambridge puis de Sinclair Research) conçoit pour Clive Sinclair un micro-ordinateur d’apprentissage simplifié à l’extrême :
En champion de l’électronique à taille réduite, la taille est réduite au maximum dans un boitier fait de deux feuilles de plastique thermoformées. Des stries sont peintes sur la partie émergente du boitier pour donner un peu plus de caractère.

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La carte-mère est réduite à l’essentiel avec 21 circuits intégrés.

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Le clavier à membrane est outrageusement impraticable. Pour taper un programme en BASIC, il a recours à des combinaisons de touches pour accélérer la saisie des instructions. D’un esprit très british, il dispose du symbole £, de la touche Newline (return) et Rubout (pour backspace ou delete)
Pour tenir en 4 Ko, le Basic ne gère que des nombres entiers (il passera à 8 Ko sur un ZX81 qui disposera de la virgule flottante)
L’affichage se fait en UHF PAL, mais surtout en noir et blanc. Cela fonctionne donc sur un écran français SECAM. La résolution graphique est réduite à du semi-graphique monochrome. Lorsque l’on appuie sur une touche, l’affichage est éteint.
Un écran de 32x24 points ne laisse plus que 384 octets au programmeur
Il n’y a pas de son
deux connecteurs sont ajoutés pour y brancher un magnétocassette pour sauvegarder et relire les programmes
L’alimentation est externe et ne dispose pas d’interrupteur
Il n’y a d’ailleurs même pas de bouton reset
L’extension peut se faire par un bus au connecteur de type « bord de circuit » des plus économiques

Malgré cela, Sinclair propose un excellent ouvrage d’accompagnement pour le BASIC.

Deux différences avec son successeur sont notables :

L'intégration des composants est plus forte grâce à l’utilisation d’un composant intégré de réseau de portes logiques (gate array, généralement baptisée à l’époque Uncommited Logic Array ou ULA),
Le Basic est beaucoup plus simple. Il ne gère que des nombres entiers ce qui le fait tourner plus vite.

D’autres merveilles à découvrir : Le Timex 1000 et le Jupiter Ace

Première acquisition : avril 1999
Généreux donateur : anonyme

Constructeur : Sinclair Research Ltd. (UK)
Modèle : ZX80
Année/Prix : du 29 janvier 1980 à aout 1981 / £79.95 en kit et £99.95 monté, 1000 F en France / environ 100 000 machines produites

CPU : Z80 à 3.25 MHz (souvent, un CPU Nec µPD780C-1 est choisi)
RAM/ROM : 1 Ko (RAM statique) extensible à 64 Ko sur le port d’extension / 4 Ko (Sinclair BASIC)
Graphisme : texte de 32x22 monochrome pour obtenir en semi-graphique du 64x44 (que des majuscules, mais de l’inverse vidéo)
Port : port bus Z80, cassette, vidéo UHF PAL, alimentation
Dimensions : 18 x 48 x 5 cm / environ 380g sans l'alimentation externe
Périphériques : extension RAM 1,2,3 et 16 Ko spéciale ZX80

 

Clive est fier comme
un bar-tabac de son rejeton
zx80 clive


Technique

Avec 21 circuits intégrés au lieu de 4, la carte mère, beaucoup plus chargée que le ZX81. C’est « logique », il n’y a pas d’ULA mais de classiques circuits en TTL.

Le schéma est fort peu lisible, mais montre la relative simplicité de la logique.

 

 

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L'extension mémoire existe en noir et en blanc. C'est la seule option de cette machine qui n'a duré qu'un an en production. Il existe des extensions en SRAM de 1, 2 ou 3 Ko ainsi qu’un modèle tardif en DRAM de 16 Ko

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Un kit d’upgrade a existé. Pour £19.95, il permettait de transformer son ZX80 en ZX81. On lui changeait la ROM pour une 8 Ko et la membrane pour celle du ZX81. Seul le mode SLOW était différent.

 

Pourquoi acheter un ZX80 en 1980 ?

On peut se demander ce qui poussait les acheteurs à investir dans un ZX80. La machine est si rustique qu’elle frise l’impraticable. Pourtant, des hordes d’amateurs se sont précipitées pour l’acquérir.
Ce qui motivait les curieux était la possibilité pour un cout très raisonnable de se procurer un véritable ordinateur, des machines promises à un avenir radieux et dont les prix habituels étaient beaucoup plus élevés.
Apprendre le Basic était une clé pour la maîtrise de l’informatique. Rares étaient les informaticiens. Eux seuls savaient dompter le cœur numérique des ordinateurs.
Avec un ZX80, on découvrait le Basic grâce à la documentation fournie. Avec 1 Ko de mémoire, il y avait de quoi tester en profondeur la logique numérique. Quand bien même le clavier était particulièrement anti-ergonomique, on arrivait vite aux limites des 1024 octets (la limite réelle étant bien plus basse)
Les plus assidus pouvaient alors opter pour une extension de mémoire allant jusqu’à 16 Ko, bien plus qu’il n’en fallait pour assouvir sa programmation.

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